
Les irréductibles français
- 3 minsLe Fosdem, c’est l’occasion d’apprendre beaucoup de nouvelles choses et d’en prendre pleins les yeux ! Mais avec tout ça, on peut toujours faire un petit détour en passant par des endroits plus connus et se rassurer de la santé d’un projet apprécié.
C’est ce que j’ai fait en décidant d’aller voir la présentation de Yunohost.
Le contexte
L’introduction de la conférence (environ le premier tiers des slides) était destiné à ceux qui ne seraient pas tout de suite convaincus par l’utilité de ce projet.
Présentation du tableau : les GAFAM et la NSA veulent notre âme.
Qui les contredirait ? Mais l’important c’est la conclusion. Si Google tombait demain, comment construirions nous le nouvel Internet décentralisé ?
Et c’est ainsi que le sujet de Framasoft est arrivé. Framasoft, qui est rappelons le, une association qui fourni de nombreux service Open Source à héberger soit-même et qui ont pour but de remplacer des services propriétaires existant. Par exemple : Framadate pour remplacer Doodle, Framatalk pour remplacer Skype, etc… Famasoft promeut donc l’hébergement personnel et appuye notamment https://chatons.org mais ne propose pas de solution miracle pour héberger soit-même.
C’est là on le conférencier vous demande : Yunohost ?
Yunohost : Késako ?
Pour ceux qui n’avaient pas compris : Yunohost == Why you no host ? ou Pourquoi tu n’héberges pas ? en français. Et c’est avec cette douce subtilité que ce projet veut rendre le self-hosting (l’hébergement de serveur par ses propres moyens) facile et accessible à tous.
Alors que je connaissais le projet et que c’est un domaine qui m’intéresse, je n’avais encore jamais franchi le pas de l’hébergement des services que j’utilisais. Maintenant avec la présentation de 30 minutes montre en mains, je n’ai plus beaucoup d’excuses pour ne pas franchir le pas !
Proposition
Hébergé soit-même, oui mais comment ?
La version longue, chronophage et sans Yunohost :
- Obtenir une machine qui fonctionnerait 24h/24 qui servirait de serveur. Pour ça, plusieurs possibilités : payement d’un serveur chez un hébergeur professionnel comme OVH par exemple, achat et configuration d’un micro ordinateur comme la Raspberry Pi ou la Orange Pi (entièrement Open Source elle) ou d’un vrai ordinateur dédié à la fonction de serveur.
- Sélectionner un système d’exploitation (Linux bien sûr) adéquat à un serveur (éviter une interface graphique avec Gnome qui demande pas mal de ressources par exemple…)
- Trouver/lancer, maintenir et utiliser des services qui vous seraient utiles. Sans consommer trop de ressources du serveur.
Autant vous dire que la troisième partie bien que la plus proche de la fin est aussi la plus longue et chronophage car c’est celle qu’il faudra continuer tant que vous voudrez garder votre serveur. Sachant que vous allez apprendre énormément en maintenant votre serveur et logiciels qui tourneront. Ce que j’entends par là, c’est que nombres de problèmes seront rencontrés…
Avec Yunohost
Yunohost propose un service du moins inhabituel mais des plus appréciés : un outil qui permet de s’affranchir des deux dernières étapes citées ci-dessus.
En gros, vous avez choisi votre matériel. Et à partir de là, c’est facile. Installer la distribution Debian qui vient avec le logiciel Yunohost et c’est terminé.
A partir de maintenant, tout ce qu’il y a à faire c’est parcourir la bibliothèque de logiciels adaptés pour l’outil, choisir, cliquer et c’est parti.
Je n’ai pas encore installé moi-même cette solution et ce blog n’a pas pour but de vous apprendre à l’utiliser. Mais retenez juste que Yunohost a pour but de rendre accessible à tous l’hébergement par ses propres moyens. Et ça c’est une bonne idée !
En conclusion
La conf de trente minutes est à voir rien que pour sentir l’enthousiasme porté par Aleks. Vous pouvez aussi retrouver les slides sur https://yunohost.org/fosdem2019.html .
C’est un de mes coups de coeur, notamment parce-que c’est un projet français qui pousse à sa manière le Web décentralisé.